《Errances》


Rencontres d'Arles|MRO Foundation

2019/07/01-2019/09/22 |Single-channel video, photo, installation, illustration

Curator: Nicolas Havette


"Errances" is based on four documentary projects Chia completed in 2018. For this exhibition, she reorganised the order of the images of previous projects, destroying the original narrative structure, all in order to search for an external form outside the former or beyond it, to describe the empty and vain space in which these wandering individuals live, at odds with their roots. The four projects involving photography, video, collage, drawing and amateur drawing are: "Le Rivage", "Le village Haribo", "Dandori didn’t know the place where he arrived was Paris" and "Silence is speaking".


Her work’s core is collaborative documentary photography, for which she has worked with autistic friars in Taitung (Taiwan), a refugee who fled the war and settled in Paris, as well as gypsy children from the slums north of Marseille. In the juxtaposition between documentary photography and amateur drawing by her subjects, Chia Huang questions the truth. What does it mean to know a person? Is this world really as we see it? As we contemplate these individuals who live on the margins of society and yet possess extraordinary creativity, what Chia Huang continually tries to describe is our pain and our desire to live in an unnamed place. 


黃迦在Foundation Manuel Rivera Ortiz 的展覽《流浪》,以2018年創作的四件紀實攝影作品為素材。在重新組織影像的過程中,經由對原有紀實攝影作品敘事結構的破壞,尋找形式外的形式,以此描繪無根的人們生命中未命名的空的空間。結合攝影、錄像、拼貼及素人繪畫的四件攝影作品分別為:《臨水》、《沒有畫紙的畫》、《Dandori 不知道自己要去的地方是巴黎》及《Silence is speaking》。在這些作品中,黃迦以共同創作為紀實攝影的核心主幹,邀請台東的自閉症兄弟、寄居巴黎的蘇丹難民及馬賽北部垃圾場中的吉普賽兒童進行藝術創作。藉由紀實攝影和素人繪畫形式上的撞擊,黃迦探問,什麼是真實?肉眼所見的世界,究竟可信嗎?凝視這些活在社會框架之外的人,以及他們無邊無際的創造力,黃迦不斷試圖描繪著的,是人們對於活在他方的煎熬和熱望。


« Errances » est basée sur quatre projets documentaires que Chia a réalisé en 2018. Pour cette exposition, elle a réarrangé l’ordre des images des projets précédents, détruisant ainsi la structure narrative originale en quête d’une nouvelle forme capable de décrire l’espace désert où s’inscrivent ces individus errants, vivant en rupture de leurs racines. Ses quatre projets touchant autant à la photographie, à la vidéo, au collage, à la carte dessinée et au dessin d’amateur sont : « Le Rivage », « Le village Haribo », « Dandori didn’t know the place where he arrived was Paris » et « Silence is speaking ».


Dans ses travaux, l’âme est la photographie documentaire collaborative pour lesquels elle a travaillé avec des frères autistes à Taitung (Taïwan), un réfugié qui a fui la guerre et qui s’est installé à Paris, ou encore des enfants tsiganes qui vivent dans un bidonville au Nord de Marseille. Dans la juxtaposition entre la photographie documentaire et le dessin amateur effectué par ses sujets, Chia Huang s’interroge sur la vérité. Qu’est-ce que connaître une personne ? Ce monde, est-il vraiment tel qu’on le conçoit ? En contemplant ces individus qui vivent en marge du cadre social et qui possèdent néanmoins une créativité extraordinaire, ce que Chia essaye continuellement de décrire, c’est notre douleur et notre désir de vivre dans un lieu sans nom. 


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